10 avril 2008
« Ils sont beaux, ils sont là ! Venez voir nos visas ! »
C’est à peu près cela qu’on a envie de crier. Déplacement sur Paris pour rechercher ce que beaucoup appellent « le sésame ». Route très agréable. Enfants charmants à l’arrière. Nous aurons fait toutes les démarches avec eux. Sans les confier. Les grands moments se vivent en famille. Merci les petits loups. Vous avez été exemplaires. Le parking est rare à proximité des Champs Elysées et de l’avenue Montaigne, à Paris. Autant savoir… File d’attente, comme à la boulangerie un dimanche matin. Sous le drapeau à feuille d’érable qui fait la moue. Pas assez de vent pour qu’il se déroule, fier. Mais c’est là. La chancellerie de l’ambassade du Canada. Un bâtiment sans prétention. Mais avec une sécurité importante. L’enveloppe (toujours brune) est remise avec le sourire et des encouragements de réussite. Merci. Des formulaires à signer lors du passage au bureau de l’immigration à l’aéroport d’arrivée. Et les passeports avec les visas. Un auto-collant avec hologrammes, feuilles d’érable, policiers à cheval, découpes spéciales pour la sécurité. Tout ce que peut porter un billet de banque en matière de sécurité. Dans nos poches à 22 jours du départ. Merci à tous ceux qui nous ont remonté le moral lorsque nous étions désespérés par l’attente. Et 378 jours après l’envoi de la demande de certificat de sélection auprès de la province de Québec, nous sommes proclamés « résidents permanents du Canada ». Et nous pouvons désormais en faire usage.
Nous levons notre verre à tous les autres qui attendent un document, une décision. Et nous encourageons tous ceux qui hésitent à passer le cap. C’est une expérience qui enrichit le couple et la famille.

3 avril 2008
Vous allez trouver cela stupide, mais j’avais laissé les documents précieux, et notamment les passeports dans une ancienne commode, dans le salon. Et bien sûr, le 26 février, lors du déménagement, nos passeports sont partis dans le container. Je sais, c’est pas malin. Aujourd’hui, à 11h15, chez Putters, à Bruxelles. Le container est ouvert. Deux employés de Putters sont là pour le vider. A la recherche du meuble. Après 30 minutes, voici le meuble, emballé de papier à bulles. Je récupère le contenu des deux tiroirs. Actes notariés de l’achat du terrain, arpentage, extraits de compte, et … les passeports.
Ils seront prêts pour leur voyage de mardi prochain vers Paris. Où Jean-Marc les déposera à l’ambassade du Canada pour qu’ils reçoivent le fameux sésame (entendez le visa de résident permanent).
Merci beaucoup à la société Putters qui a été très compréhensive face à notre bêtise.

28 mars 2008
Dans le jargon du candidat immigrant pour le Canada, la « brune » est la dernière enveloppe envoyée par l’ambassade du Canada. Elle est brune, c’est malin, hein ? C’est elle qui confirme que le statut de résident permanent est bel et bien attribué.
Petit récapitulatif :
- 29 mars 2007 : dépôt de notre demande de certificat de sélection Québec
- 2 juillet 2007 : obtention du certificat de sélection Québec
- 23 août 2007 : dépôt du dossier fédéral à l’ambassade du Canada à Paris
- 28 mars 2008 : obtention du statut de résident permanent
- 10 avril 2008 : visas apposés dans nos passeports
Vendredi 28 mars, 9h15. On embarque les enfants pour une consultation chez le médecin. Au loin, je vois le facteur arriver sur sa mobylette. Je me dis « oh, c’est pas pour aujourd’hui ! » Il nous hèle façon de dire « c’est vous qui habitez ici ? » Je lui réponds par l’affirmative. Et il me crie « je l’ai ! » Depuis notre installation dans le gîte provisoire, j’avais expliqué au facteur que nous attendions une enveloppe brune de l’ambassade du Canada. Vite, vite nous avons ouvert l’enveloppe et nous avons découvert les mots « nous sommes prêts à émettre vos visas ». L’émotion monte. J’embrasse le facteur avant d’embrasser mon mari. Allez savoir pourquoi…
Voyez ci-dessous. C’est ti pas joli ???

2 juillet 2007
2 juillet 2007, réception du certificat de sélection du Québec.
En résumé la province de Québec veut bien de notre famille ! Reste à introduire notre demande auprès de l’état fédéral.
Une étape de plus est franchie.
20 mars 2007
Demande de certificat de sélection…
Après tout à quoi ça nous engage… A rien ! Nous décidons donc de mettre en route la procédure d’immigration. Le 20 mars les documents sont envoyés à Bruxelles.
La décision de faire un voyage est claire aussi. Et si au retour on n’est plus emballés, il suffira d’en rester là.
21 février 2007
Monique, mon épouse, hautement convaincue par les produits écologiques a commencé à s’intéresser aux couches lavables peu après la naissance de Charles (notre second enfant).
Toujours à la recherche de produits de haute qualité, et de bons plans pour acheter moins cher. Les différentes recherches lui ont fait prendre contact avec une boutique de Montréal : « la mère Hélène« . Le contact avec la boutique était très sympathique.
Un jour, du début de l’année 2007, lors d’une autre communication téléphonique, la responsable de la boutique confiait à Monique qu’elle ne trouvait personne pour le poste à pourvoir dans son magasin. Et elle a ajouté quelque chose comme : « ça pourrait être pour vous ce poste »…
Et mine de rien ça a mis le feu aux poudres, nous étions fin février 2007.
